La dernière décennie du 20 ème siècle a été marquée en Afrique par l'émergence d'un courant idéologique mettant l'accent sur la « bonne gouvernance » dans la conduite des actions de développement. C'est à la faveur de ce mouvement que le peuple malien a souverainement mis en place sa III ème République fondée sur les principes de la démocratie pluraliste et l'Etat de droit suite aux évènements sanglants de janvier et mars .
Le plus grand mérite de transition aux yeux des organisations de la société civile est sans nul doute la remise en vigueur de l'ordonnance N° 41 PCG de mars 1959 relative aux associations permettant ainsi à des ruraux, des femmes et des jeunes, mais aussi certaines catégories socioprofessionnelles de mettre en place des associations, des ONG, des coopératives, des syndicats pour, non pas seulement revendiquer, mais aussi s'organiser pour travailler.
La liberté d'association fut parfois exploitée par les citoyens de façon perverse pour renforcer certaines vieilles dominations et certaines organisations s'en trouvèrent très affaiblies.
Dans l'analyse de cette situation, ce n'est pas la loi sur la liberté d'association qui était à remettre en cause dans tous les cas, mais la façon dont elle était exercée par certains et exploitée par d'autres, justifiant ainsi une relecture des textes en place. L'assemblée nationale du Mali a adopté lors de sa séance plénière du 3 Août 2004 la loi N° 04-038 relative aux associations en République du Mali.
La nouvelle formule de gouvernance pose les enjeux majeurs de développement tant aux pouvoirs publics, qu'aux organisations de la société civile et aux partenaires au développement car il s'agit d'assurer et de garantir la participation des organisations de la société civile à la construction d'un développement durable
La notion de société civile est bien souvent utilisée pour désigner la partie de la société qui ne participe pas à la conquête et à l'exercice du pouvoir politique. De façon générale, elle se définit par rapport à la finalité de ses orientations politiques et à ses actions publiques d'une part et d'autre part par ses composantes.
Le flou qui entoure la définition de la société civile, notamment dans la détermination de ses composantes, explique aussi en partie pourquoi cette société civile a du mal à s'organiser et à exercer un de ses rôles de contre poids face à la sphère politique et la sphère économique.
La très longue absence des organisations de la société civile dans les fora et débats sur les politiques publiques était en grande partie due à un cadre législatif défavorable et à la politique menée par la classe politique qui excluait de tels espaces tous ceux qui n'étaient pas «parrainés» directement par le pouvoir politique.
La tradition centralisatrice de l'Etat constitue encore une entrave à la réalisation des changements de comportement souhaités par les acteurs de la société civile. Cette situation se trouve confortée par l'absence d'institutionnalisation de la participation de la société civile aux différents débats sur les grandes questions de développement. Dans cette arène, la société civile doit chercher à mériter sa place sur les échiquiers national et local. La participation populaire à la gestion des affaires publiques s'acquière, se mérite mais ne se donne pas.
La société civile malienne doit travailler en synergie pour développer des réseaux entre ses diverses composantes en vue de se renforcer pour occuper la place qui est la sienne en vue d'obtenir les changements souhaités dans la gestion des affaires de la cité.
L'ouverture de fait à une certaine participation des OSC aux différents débats concernant la vie nationale se trouve confrontée à la faible préparation, voire l'impréparation totale des représentants de ces dernières pour relever le niveau des débats. Ceci explique aisément les difficultés d'appropriation de nombreuses initiatives nationales, sous régionales et régionales développées par les différents acteurs à la base (CSLP, NEPAD, décentralisation, etc..).
L'atelier de partenariat entre secteur public et société civile tenu en décembre 2003 à Ségou a tracé le cadre conceptuel du fécond partenariat devant exister entre le secteur public et les ONG à tous les niveaux de la pyramide politique et administrative du Mali.
Cependant, de l'analyse de l'environnement et des interventions des ONG maliennes, quatre grands défis sont à relever :
* Le passage difficile du travail au niveau micro à celui des niveaux méso ou macro (évolution des interventions du niveau de la réalisation de micro-projets vers l'influence des politiques et stratégies au niveau local, régional ou national.)
* L'indifférence par rapport au domaine de la politique et la réticence d'un grand nombre d'ONG à développer une véritable dynamique de collaboration avec le secteur public
* La difficulté de travailler avec les décideurs de Bamako à partir des régions ;
* L'existence souvent des problèmes très pratiques tels que le manque d'information ou de moyens pour la prise encharge de la préparation et la participation des ONG aux activités initiées par le secteur public.
C'est fort de cela que les coordinations régionales des ONG des huit régions administratives du Mali et le CCA-ONG conjointement avec six (6) ONG nationales ont décidé de la création du Réseau Plaidoyer et Lobbying dont la vocation essentielle est le renforcement des capacités de la société civile en plaidoyer et lobbying à travers des actions concrètes de formation, d'appui conseil et d'accompagnement dans toutes les régions
LES MEMBRES DU RESEAU
Les membres fondateurs du réseau sont au nombre de quinze : ALPHALOG, AMADE, AMSS, CCA-ONG, GREFFA, MALI-ENJEU, OMAES et les Coordinations Régionales des ONG de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.
Vision :
Devenir un acteur de référence en matière d'analyse, d'influence et de suivi des politiques au niveau national et régional en vue d'améliorer les conditions de vie des populations.
Mission :
Contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations par des actions de plaidoyer et lobbying sur les politiques de développement au niveau national et régional.
Approche :
* Appui technique, formation et conseil
* Informer/Connecter.
* Former/Conseiller.
* Discussion interne et défense des intérêts des ONG.
* Campagne de lobbying.
Valeurs observées
Les membres du réseau doivent œuvrer à promouvoir les valeurs de démocratie, de transparence, participation, d'équité et de respect des membres.
Objectif général :
Contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations.
Objectifs spécifiques :
1. Renforcer les capacités des membres du réseau en matière de plaidoyer et de lobbying au niveau national et régional ;
2. Renforcer la synergie entre les membres du réseau ;
3. Appuyer et soutenir les actions de plaidoyer et lobbying initiées par les membres ;
4. Mettre en œuvre des trajectoires de plaidoyer et de lobbying sur des thématiques d'intérêt commun.
STRUCTURATION
Le réseau est stucturé en :
* Une assemblée générale (regroupant les 15 membres 2 fois par an)
* Un comité d'orientation (composé des représentants des 8 régions administratives, le CCA-ONG, 1 représentant des ONG membres, le coordinateur national et le conseiller)
* La coordination nationale (composée d'un coordinateur national et un conseiller)
* Les points focaux (8 points focaux à raison d'un (1) par région)
Araignée Info juin 2008
Sur le front scolaire presque tous les examens ont connu leur épilogue, exceptés ceux de la FSJE et FSJP. Il faut reconnaître que l’année scolaire a connu une crise qui a atteint des proportions inquiétantes au point que planait, à un moment donné, la menace sérieuse d’une année blanche. A force de ne pas être géré convenablement et de façon pérenne pendant plusieurs années, c’est l’impasse au sein de notre système éducatif.
Le front social est dominé par les épilogues de la vie chère auxquelles pour éviter une pénurie alimentaire les autorités du pays ont lancé «l’initiative riz». Les autorités du pays se sont appesanties sur la production facile du NERICA . Ce choix a été guidé par le fait que le NERICA est une variété de riz pluvial qui peut être cultivé dans les régions comme Kayes Koulikoro et Sikasso loin des casiers de l’office du Niger. Cette initiative fut très tôt confrontée à un manque de emence de la variété et d’approvisionnement d ‘autres intrants. La question qui se pose maintenant est de savoir si cette production extensive du NERICA sera reportée à l’année prochaine ? Ou comment, à ce rythme, les ambitions de l’Initiative Riz pour la campagne agricole en cours pourront être atteintes ou revues à la baisse.
La Rédaction
EDITORIAL
L’actualité politique du pays reste marquée depuis quelques temps par la reprise des négociations par l’Algérie de la gestion du problème des rebelles du nord. Le ministre de l’intérieur se rendra prochainement à Alger pour l’évaluation de l’accord d’Alger du 4 juillet 2006 par les trois parties signataires ( État malien, bandits armés de la région de Kidal, le facilitateur Algérien. )
Du côté des partis politiques, c’est la course vers les communales de 2009 et l’opinion publique éprouve, de plus en plus, de méfiance envers les responsables politiques partisans actuels. Elle ne croit plus en la capacité de ces derniers d’assurer la continuité à la tête de l’Etat. Depuis quelques jours, la presse fait état de certaines « informations » provenant des traditionnelles et peu crédibles sources ou dignes de foi ». C’est l’éventualité d’un troisième mandat pour Amadou Toumani Touré, actuel chef de l’Etat, et de celle du retour aux affaires publiques de Alpha Oumar Konaré, son prédécesseur. Ou encore, dans une moindre mesure, de la candidature du charismatique Soumana Sako, ex Premier ministre de la Transition, et de l’actuel Premier ministre Modibo Sidibé. Si les deux premières éventualités sont, à ce jour, impossibles sans un réaménagement constitutionnel en raison d’une disposition de la loi fondamentale qui stipule que le président de la République est rééligible une seule fois, les candidatures de Sako et Sidibé sont tout à fait possibles.
La classe politique est, à l’heure actuelle, incapable de produire cet homme providentiel qui pourra ravir la majorité des voix et s’imposer dans la continuité. Mais si Sacko et Sidibé, ne se sont jamais liquement prononcées sur la question, il en va tout autrement pour les présidents Touré et Konaré. Le premier a déclaré, le 8 juin dernier, qu’il ne s’engagerait pas dans un tel débat , comme pour dire qu’il n’est pas intéressé.
Le second a annoncé que 2012 n’est pas inscrit dans son agenda. Deux déclarations qui sont bien loin d’être suffisamment explicites et claires pour arrêter d’alimenter l’opinion publique. D’autant plus qu’une association, Comité de Soutien à Alpha Oumar Konaré, en gestation, a déjà commencé sa campagne.
Editorial
RPL - Edito
La dernière décennie du 20ème siècle a été marquée en Afrique par l’émergence d’un courant idéologique mettant l’accent sur la « bonne gouvernance » dans la conduite des actions de développement. C’est à la faveur de ce mouvement que le peuple malien a souverainement mis en place sa IIIème République fondée sur les principes de la démocratie pluraliste et l’Etat de droit suite aux évènements sanglants de janvier et mars. test
Le plus grand mérite de transition aux yeux des organisations de la société civile est sans nul doute la remise en route de l’ordonnance N° 41 PCG de mars 1959 relative aux associations permettant ainsi à des ruraux, des femmes et des jeunes, mais aussi certaines catégories socioprofessionnelles de mettre en place des associations, des ONG, des coopératives, des syndicats pour, non pas seulement revendiquer, mais aussi s’organiser pour travailler.
La liberté d’association fut parfois exploitée par les citoyens de façon perverse pour renforcer certaines vieilles dominations et certaines organisations s’en trouvèrent très affaiblies.
s/c CCA-ONG
Cité des coopérant, villa N° R15 ;
Faladiè Socoro près des Halles de Bamako
Tel : +223 220 92 51
Ligne directe : +223 272 28 67
Email : info@rplmali.org
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